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Je soussigné Mahmoud Darwich

Ivana Marchalian

 

 

Fin 1991, une jeune journaliste libanaise d’origine arménienne, Ivana Marchalian, cherche à joindre Mahmoud Darwich, alors à Paris, pour un entretien qui serait publié dans l’hebdomadaire pour lequel elle travaille alors. Après plusieurs rencontres avec le poète, il répond à ses questions par écrit, et l’autorise à disposer du texte comme elle l’entend. Cinq ans après la disparition de Darwich, elle se décide à livrer au public ce témoignage, d’autant plus intéressant qu’il est accompagné par l’un des très rares manuscrits du poète qu’il n’a pas lui-même déchiré. Ce dialogue aborde la vie et l’œuvre de Darwich : son rapport à l’histoire de la Palestine et à sa géographie, son enfance et sa mère, sa relation avec “Rita”, devenue symbole de l’amour contrarié par la guerre,  et de bout en bout sa vision de l’identité, de l’exil, de la mort… et de la poésie.

 

 

 

 

L'échapée

Akl Awit

 

 

 

La voix d’Akl Awit est de celles que l’on n’oublie pas. Elle nous saisit d’emblée et crée en nous l’espace immédiat de sa résonance. Dès le premier coup d’archet, elle fait vibrer des fibres qui sont l’indistinct du corps et de l’âme. Cette voix semble jaillir d’un noyau de nuit, d’une matière obscure qui est son foyer rythmique et visionnaire. Sa propre naissance lui inspire à la fois désir et tremblement. Désir d’éprouver toute la puissance du vide au moment où s’y engouffre la langue. Tremblement devant l’innommable, devant l’abîme qui s’étend entre les signes et les choses.

 

 

 

 

Le Quartier américain

Jabbour Douaihy

 

 

Abdel-Karim est issu d’une famille de notables musulmans, les Azzâm, qui a longtemps dominé la vie politique à Tripoli. Après des études dans un lycée chrétien, il mène une vie de patachon. On le marie à une fille de nouveaux riches ; l’affaire se solde par un divorce. Puis la guerre le propulse à Paris, où il vit une brûlante histoire d’amour avec une ballerine serbe. La soudaine disparition de celle-ci le renvoie dans sa ville natale, en plein désarroi. Là, il retrouve Ismaïl,  dont la mère travaille comme femme de ménage chez les Azzâm, et qui vit dans le “quartier américain”, l’un des plus pauvres et délabrés de Tripoli. Après l’invasion américaine de l’Irak en 2003, des prédicateurs y recrutent des candidats au djihad, et Ismaïl est chargé de mener un attentat-suicide près de Bagdad…

À travers ces destins croisés, c’est l’histoire récente de toute une ville qui nous est contée, dans un roman à la fois riche et concis où rien n’est superflu. L’auteur y parvient admirablement à restituer les antagonismes de classes et de générations, la décomposition de l’élite traditionnelle, les élans brisés de la jeunesse et l’irrésistible ascension de l’islamisme radical, tout en célébrant le vieux fond de courage et de bon sens populaires qu’incarne une modeste et émouvante femme de ménage.

 

 

Les noces du Palais

Naguib Mahfouz


 

Abbas Karam, un dramaturge cairote débutant, a écrit une pièce, intitulée Les Noces du palais, qui est promise à un grand succès de scandale car il y raconte à sa manière les turpitudes de sa famille. Quatre personnages se relaient pour apporter chacun sa version de l’histoire : l’acteur principal, amoureux de la femme de l’auteur, qui l’accuse d’avoir dénoncé à la police la vie dissolue de ses propres parents et causé la mort de sa femme et de son fils ; le père d’Abbas, metteur en scène toxicomane et véreux, qui accrédite dans ses grandes lignes la charge de l’acteur contre son fils ; la mère, caissière du théâtre, qui se lamente sur son existence malheureuse, fustige la veulerie de son mari et n’arrive pas à croire que son fils bien-aimé ait pu la dépeindre sous des traits aussi sombres ; enfin, l’auteur lui-même, idéaliste écorché vif, qui exorcise ses démons d’une plume acérée, forçant parfois le trait pour se venger du passé, renaître de ses cendres et s’inventer un avenir.

Paru en 1981, ce roman de Naguib Mahfouz est probablement celui où il s’engage le plus loin dans l’expérimentation, avec une étonnante disposition à se renouveler sur le plan formel tout en approfondissant ses derniers thèmes majeurs, ceux de la chute et de la honte, du passage du temps et de la fragilité des choses humaines.

 

 

 

La langue du secret

Najwa M. Barakat

 

 

Sur une colline de la petite ville d’al-Yousr s’élève unekhanqâh (zaouïa) où vit une confrérie ésotérique ayant à sa tête un grand maître. Ses disciples sont convaincus qu’ils sont les gardiens d’un coffre contenant la Table du destin et que tous ceux qui s’en approcheraient seraient consumés par le feu. Mais voici que le coffre disparaît et tombe par hasard dans les mains d’un jeune homme, Khaldoun, qui travaille chez un libraire versé dans la science des lettres. Affolés par la perte du coffre, les membres de la confrérie se lancent à sa recherche, remuant ciel et terre, si bien que les autorités se trouvent dans l’obligation de charger un policier d’enquêter sur cette ténébreuse affaire…

Roman allégorique aux résonances métaphysiques, La Langue du secret se présente comme une enquête policière et n’est pas sans parfois rappeler Le Nom de la rose d’Umberto Eco. À travers l’affrontement entre le grand maître et le libraire, aussi savants l’un que l’autre, il oppose deux conceptions du savoir et du pouvoir que celui-ci engendre, et dénonce les ravages de la parole qui se donne comme pouvoir suprême parce qu’elle serait d’inspiration divine.

 

 

 

Le Pain

Toufic Youssef AOUAD

 

 

Dans un village libanais, à la veille de la révolte arabe de 1916 contre la domination turque, un militant nationaliste, Sami Assem, est contraint de se replier dans une grotte en haute montagne où son amoureuse, Zeina, lui apporte régulièrement de quoi se nourrir et les dernières nouvelles du pays. Lassé de son isolement, Sami quitte sa cachette, tue par erreur un soldat déserteur et finit par être arrêté. Deux cadavres sont aussitôt retrouvés, et les autorités militaires font circuler une rumeur selon laquelle il s’agirait de Sami et du gardien de prison qui l’aurait aidé à s’enfuir. Désespérée, Zeina se décide alors à se rapprocher, pour le tuer, du gouverneur turc qui la poursuivait de ses assiduités… Publié en 1939 et considéré unanimement comme le premier roman libanais digne de ce nom, Le Pain aborde une période charnière de l’histoire arabe contemporaine : l’éveil du sentiment national, les luttes menées par les sociétés secrètes, la famine qui a décimé des dizaines de milliers de Libanais durant la Grande Guerre, les ressorts tant sociaux qu’individuels de la résistance et de la collaboration, l’engagement précoce des femmes dans la vie politique… Outre son importance littéraire, il constitue un document historique d’une grande acuité.

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Saïd Akl

Henri Zoghaib

 

 

La stature du poète Saïd Akl est telle que les biographes ont rarement osé s’aventurer sur les chemins de sa vie, à l’instar des traducteurs, impuissants devant ses poèmes si bien construits qu’ils paraissent impossibles à adapter dans une autre langue… Le mérite d’Henri Zoghaib est double : il a eu le courage de gravir cette montagne qu’on croyait inaccessible ; il a agencé habilement les réponses de son illustre interlocuteur afin de rendre son portrait plus vivant et plus crédible.

Le livre d’Henri Zoghaib est le fruit de cinquante heures passées avec Saïd Akl. Il éclaire d’un jour nouveau l’itinéraire du personnage, depuis son enfance à Zahlé au sein d’une famille aisée subitement appauvrie, jusqu’à sa retraite forcée, à l’âge de cent ans, après une vie bien remplie, consacrée à la quête du mot, du beau et de ce qui fait la grandeur du Liban.

 

Commander au Liban

 

 

 

Cuture et Barbarie

Centième numéro de L’Orient Littéraire C- Collectif

 

Pour célébrer dignement le 100e numéro de L’Orient Littéraire, la rédaction a jugé bon de publier un ouvrage collectif axé sur le thème même qui a présidé à la création du supplément : « Culture et barbarie ». Thème épineux s’il en est, que les amis écrivains de L’Orient Littéraire ont choisi de traiter librement, de manière littéraire, philosophique, politique, voire poétique. Le résultat est édifiant. Il nous confirme que ces notions en apparence antinomiques se recoupent et se confondent souvent.

À travers des expériences vécues et des exemples tirés de la littérature ou de l’Histoire, les contributeurs livrent des messages de paix en ces temps dramatiques qui connaissent une régression de l’humain et une défaite de la tolérance.

 

 

 

Histoires Courtes

Percy Kemp

 

Villa de Siam dans le seizième, ça sonnait très bien. N’est-ce pas beau, seizième ? La bouche s’entrouvre à peine, les lèvres épousent la dentition, la langue flirte avec les dents du bas, des muscles dans la gorge, dont le commun des mortels ignore jusqu’à l’existence, se tendent, et le mot prend son envol : seizième, seizième, seizième… Deux syllabes en une. Ce n’est plus un mot mais un son. Un très beau son, d’ailleurs, qui s’ouvre gravement sur le « è », fond élégamment le « s » avec le « z », et s’en va mourir gracieusement sur le « m ». Mm… Mm… Mm… Une vraie mélodie. De tous les arrondissements de Paris, il n’y avait que le septième pour s’en rapprocher phonétiquement. Mais septième, c’était encore trop incisif, trop tranchant. Trop d’emphase sur le « s », et encore plus sur le « t ». Seizième, se disait-elle, cela sonnait tellement mieux.

 

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La Maison de Schéhérazade

Hanan el-Cheikh

 

Très peu de livres ont autant que Les Milles et une nuits inspiré les écrivains et les artistes du monde entier. Quand, en 2009, le metteur en scène britannique Tim Supple sollicite Hanan el-Cheikh pour une adaptation théâtrale, elle relève à son tour le défi, prouvant brillamment que la source ne s’est pas tarie.

De ce volumineux corpus, elle a extrait une vingtaine de contes qu’elle a remodelés pour les faire tenir sur scène en une seule nuit. Il en résulte un texte vif, intime, plein d’humour, parfois même désopilant. Si le fantastique et l’érotisme des Nuits y sont conservés, désopilant. Si le fantastique et l’érotisme des Nuits y sont conservés, Hanan el-Cheikh approfondit la psychologie des personnages dans une veine aussi féministe qu’humaniste, avec toujours le souci de montrer comment les femmes résistent dans un monde brutalement dominé par les hommes. Graduant habilement sa narration à l’intention du cruel roi Shahrayâr pour l’amener à comprendre que la violence détruit tant la victime que le bourreau, sa Schéhérazade lui oppose un contretype, le calife magnanime Haroun al-Rachid, et en vient peu à peu à poser des questions essentielles: Qui sommes-nous finalement, pauvres humains? Que faisons-nous sur terre ? De quels moyens disposons-nous pour être meilleurs?

Si Schéhérazade doit sa survie à son talent littéraire, c’est par la littérature aussi, nous dit en filigrane Hanan el-Cheikh, que les hommes deviennent plus humains

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Les Absents

Georgia Makhlouf

 

Prix Senghor du Premier roman - Prix Ulysse/Méditerranée

Entre Beyrouth et Paris, la narratrice nous livre le récit d'une vie commencée sous les auspices d'une enfance heureuse, avant d'être brutalement brisée par la guerre et l'exil. Elle le fait à travers les portraits de ceux qu'elle nomme les 'absents', personnages qui ont croisé son parcours à différents moments et ont disparu.

Leurs noms ont figuré un temps dans un carnet d'adresses, puis ont été biffés ou effacés au gré des circonstances, des brouilles, des disputes, des changements d'itinéraire, des décès.

On s'aperçoit au fil des pages que ces portraits entretissés, toujours vivaces et précis, dessinent en négatif l'image volatile de celle qui les brosse, hantée par une absence à soi qui se nourrit des vertiges de la mémoire. Car loin de toute confession anecdotique, c'est bien du lien ténu entre les êtres, à la fois incarné et immatériel, dont nous parle ce roman qui défie les lois admises de l'autobiographie.

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Sinalcol

Le miroir brisé

Elias Khoury

 

Karim Chammas a passé dix ans à Montpellier, où il a fait ses études de médecine avant de se marier avec une Française et de s’installer comme dermatologue. Il avait juré de ne plus remettre les pieds au Liban mais il se décide finalement à accepter la proposition de son frère, Nassim, de prendre la direction de l’hôpital que ce dernier projette de construire. Six mois plus tard, ravagé par sa nouvelle expérience libanaise, il n’a d’autre choix que de revenir en France. Il a appris tant de choses sur l’histoire de sa famille, le projet d’hôpital est tombé à l’eau, ses deux aventures amoureuses ont tourné court et, surtout, il a vu ses anciens camarades de la gauche laïque se complaire dans leurs habits tout neufs d’islamistes obtus…

Roman ample, foisonnant d’histoires et de personnages, entremêlant à dessein les temps et les lieux, Sinalcol restitue l’histoire du Liban et des Libanais depuis le début des années 1950. À travers les deux frères quasiment jumeaux, qui se ressemblent physiquement au point de pouvoir jouer l’un le rôle de l’autre, mais qui sont tellement dissemblables par leurs sensibilités politique et sociale qu’ils ne parviennent même pas à se parler, Élias Khoury explore en profondeur les racines d’une guerre endémique qui n’en finit pas de finir.

Roman traduit de l'arabe (Liban)  par Rania Samara

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Saint Georges regardait ailleurs

Jabbour Douaihy

 

Né à Tripoli, au nord du Liban, dans une famille musulmane, mais adopté par un couple chrétien en mal d’enfants, Nizam s’installe à Beyrouth à l’âge de vingt ans, au moment où s’exacerbent, au début des années 1970,  tous les conflits politiques, sociaux  et culturels du pays, préfigurant la guerre civile.

Finaliste du Prix international du roman arabe (IPAF, le Booker Prize arabe) 2011.

 

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Dans les meules de Beyrouth

Toufic Youssef AOUAD

 

Paru à Beyrouth en 1973, soit deux ans avant le déclenchement de la guerre civile, ce roman ambitieux et prémonitoire a marqué un tournant dans l’histoire de la littérature libanaise. Il restitue en effet, avec une étonnante précision et dans un style incisif, l’ambiance de la fin des années 1960 : radicalisation des luttes politiques, sociales et idéologiques, irruption des fédayins palestiniens sur la scène libanaise, libéralisation des moeurs, contestation de plus en plus large du système confessionnel, notamment par la jeunesse.

Les deux principaux personnages du roman, Tamima et Hani, font partie des étudiants les plus lucides, et leur engagement commun va rapidement les rapprocher malgré leur appartenance à des communautés religieuses différentes, lui étant chrétien, et elle musulmane chiite. Tous les deux d’origine paysanne, ils doivent aussi, chacun de son côté, faire face aux préjugés du milieu familial, aux coutumes villageoises ancestrales, aux difficultés d’intégration dans la société urbaine. S’ils y parviennent un moment, réconfortés par l’enthousiasme ambiant, leur propre destin bascule lorsque le frère de Tamima, un voyou sans foi ni loi, tente d’assassiner sa soeur pour “laver l’honneur de la famille”…

Roman traduit de l'arabe par Fifi Abou Dib

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YA SALAM!

Najwa BARAKAT

 

Membres d’une milice qui s’est illustrée pendant la guerre par ses exactions, Louqmane, artificier, l’Albinos, tortionnaire, et Najib, sniper, ont perdu avec le retour de la paix civile tout ce qui faisait leur vie : le plaisir de tuer, de torturer, de violer. L’Albinos fait la connaissance de Salam, une femme du quartier qui ne rêve que de se “caser”, mais il est assassiné peu après leurs fiançailles quand est révélé son affreux passé de tortionnaire. Salam se rapproche alors de Louqmane, bien qu’il l’exècre ostensiblement et se plaise à l’humilier, mais finit par perdre ses illusions. Et c’est au tour de Najib, l’ancien sniper fou, de jeter son dévolu sur elle dans une relation sadomasochiste d’une rare violence. Entre-temps, espérant faire rapidement fortune, les trois amis se sont lancés dans la fabrication d’un produit miraculeux censé débarrasser la ville des cohortes de rats qui l’ont envahie…

Ce roman sur l’impossible réinsertion de trois anciens miliciens dont on ne connaîtra ni la confession religieuse ni l’appartenance politique dénonce en fait, bien au-delà de la situation proprement libanaise, aussi bien les horreurs de la guerre dite civile que la logique des rapports de domination homme-femme. Ecrit dans une langue crue transgressant tous les tabous, il est certainement l’un des textes les plus audacieux de la nouvelle littérature féminin arabe.

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Tu me survivras

Bassam HAJJAR

 

 

En un seul thème, la maison, avec ses portes, ses murs, ses ombres et ses objets familiers, et en utilisant un vocabulaire délibérément répétitif, Bassam Hajjar a construit l’une des œuvres poétiques les plus profondes et les plus exigeantes de la littérature arabe contemporaine. Poète de la solitude et du silence, il n’a cessé d’explorer son petit monde, son refuge, son exil désiré, et d’opposer la présence des choses à l’absence des êtres aimés, en attendant sa propre disparition qu’il savait proche. Ce maître de la langue arabe, féru de lexicographie, a tenu toute sa vie à tordre le cou à l’éloquence des Anciens mais aussi au verbalisme de bien de Modernes. Il se dépouillait devant la page blanche de son immense culture littéraire et philosophique pour aller à l’essentiel avec cinquante mots transparents qu’il excellait, dans chacun de ses poèmes, à doter de nouvelles résonances et d’une densité insoupçonnée.

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